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La manade Laurent fête ses 70 ans

Ce Vendredi 2 mai à Salin de Giraud, il faudrait pousser les murs.

C’est toujours le cas lorsqu’on vient écouter les Laurent. Une aura plane sur une famille qui a grandement contribuer à forger la course Camarguaise.
Ce soir là donc, Henri et les siens sont venus raconter leur passion, une passion qu’ils aiment à partager. La salle est pleine alors même qu’ici personne n’ignore l’histoire du mas des Marquises, mais La voix grave du manadier, sa trucculence, son verbe et son franc parler sont autant de motivations qui savent remplir les salles lors de ces veillées trop rares encore.

L’homme sait raconter les histoires, faire revivre les évènements. L’entendre évoquer le Marquis, Aubanel, Vovo, Goya, Loustic, Filou et les autres sont un plaisir qui ne se boudent pas.
L’histoire a commencé ainsi il y a 70 ans. Un jour Henri Aubanel est venu voir Paul Laurent. Il avait besoin d’un peu d’aide pour que le sang de la race du Marquis ne s’éteigne pas.

Il aura fallu qu’un pastre beaucairois embrasse cette passion des Biòu. L’histoire commence avec cette amitié au delà du décorum d’autres amitiés plus volages. Elle se poursuit avec une entreprise qui conduira Paul Laurent à devenir le Pape de la Bouvine, celui qui décidait de qui pouvait organiser une course : sans sa bénédiction, aucune course de qualité ne pouvait se tenir.

L’histoire de la manade c’est aussi celle de ses artistes, de Vovo à sa lignée de Biòu d’Or. C’est enfin l’histoire d’une Dynastie. Paul cède la place à Henri qui poursuit l’oeuvre de sélection de son père, puis travaille avec son fils Patrick. Patrick est là ce soir, avec Estelle sa femme, son coup de foudre, et leur fils Paul...

Le Clan est là, soudé. L’histoire d’une famille hors norme déroule son fil devant un auditoire conquis.

Ce soir là à Salin, la course a gagné en beauté, en puissance, en intensité. Ce soir là à Salin toutes les Royales de Laurent étaient de sortie et le disque ne s’arrêtait plus de tourner.

Osco.

Ecoutez donc...

samedi 3 mai 2014, par Eric Blanc, Magali Blanc

En images

©Eric Blanc, 2013
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