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Odyle Rio reçoit la médaille de la Ville d’Arles

Une grande dame reçoit les honneurs de la Ville d’Arles.

Mr le Maire est fier de remettre la médaille de la Ville à quelqu’un ayant tant oeuvré pour la défense de son patrimoine, au travers de la langue.

Odyle Rio est connu certes pour sa chronique dominicale dans l’édition d’Arles de la Provence. Pour autant, vouloir réduire à cette seule chronique serait une faute.

Mr le maire Hervé Schiavetti se plait à résumer une vie consacrée à la langue provençale.

Forte d’une maitrise d’italien, puis de lettres modernes, Odyle Rio s’est tourné vers l’enseignement du Provençal dès 1972. Son engagement en faveur de cette langue la pousse vers un diplôme d’études du provençal moderne de l’université d’Avignon en 1985. Distinguée des palmes académiques en 1989, Mme Rio poursuit son enseignement ayant ainsi formé nombre de professeurs de provençal officiant aujourd’hui à une place qu’elle a récemment laissé vacante en prenant sa retraite.

En marge de sa vie professionnelle, son implication dans le tissu culturel l’entraine à faire partie du comité du museon arlaten, ou en tant que félibre au jury du prix Frédéric Mistral. Sa relation avec le félibrige est profonde. Choisie comme reine du félibrige en 1983, elle remporte les jeux floraux et devient Majorale du Felibrige en 1990, arborant la cigale di Pountoun créée par Anselme Mathieu, primadié.

Mme Rio a également fait partie de diverses associations comme les Amis du Vieil Arles, ou du Velout avec lequel elle a longtemps dansé. Elle a fait partie de la troupe de théâtre de César Choisy.
Modeste, mme Rio n’accepte qu’à reculons les honneurs qui lui sont faits, mais l’insistance de ses élèves a permis cette cérémonie qui a permis de rassembler autour d’elle amis, connaissances, élèves et professeurs.

A la suite de Mr le Maire, Michel Vauzelle Président de Région souligne à son tour une vie entière dédiée à la Provence dont elle est une lumière.

Odyle Rio est une jeune retraitée qui aurait bien poursuivi son oeuvre tant l’enseignement lui tient à coeur, au moins jusqu’à former un 7ème professeur de Provençal. Elle a tant oeuvré, et est si fière de l’avancée de l’enseignement de la langue provençale ces dernières années.

Plutôt que "mal" transcrire les propos de la récipiendaire, je vous laisse écouter cette grande dame en vous proposant ici sa dicho en lengo nostro.

Odyle Rio
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Un grand merci a été dit à cette grande dame par la ville d’Arles, nous y ajouterons aujourd’hui un grand merci d’un lecteur de sa chronique hebdomadaire.

mardi 8 février 2011, par Eric Blanc

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4 Messages de forum

  • Odyle Rio reçoit la médaille de la Ville d’Arles Le 8 février 2011 à 12:04, par nethouna

    Voilà une dame pour laquelle j’ai un profond respect. Une dame rencontrée sur Nîmes lorsqu’on y fêtait la coupo santo dans les arènes. Mais aussi en 1990, lorsqu’une fois encore récompensée pour son oeuvre, elle passa le flambeau de la maintenance à Melle Alix DUPUIS, sous les yeux très émus de son regretté papa. Merci Madame de votre implication dans nos traditions et leur maintenance !

  • Odyle Rio reçoit la médaille de la Ville d’Arles Le 13 février 2011 à 10:49, par Philippe Martel

    Félicitations à Odile Rio pour cette récompense. Juste quelques remarques concernant l’histoire de l’enseignement de la langue d’oc. Tout à fait d’accord pour saluer la mémoire de Dourguin et Mauron (on trouvera un article sur les débuts du Prouvençau a l’escolo dans le n° 65 de la revue Lengas, Université de Montpellier). Mais il convient de ne pas oublier le rôle des enseignants de l’Institut d’Etudes Occitanes à la suite de Robert Lafont. C’est aux efforts conjugués des uns et des autres que l’on doit les progrès qui ont débouché sur la création du CAPES d’occitan-langue d’oc : le premier président du jury de ce CAPES a été Gérard Gouiran, du Rove, professeur d’occitan jusque récemment à l’Université de Montpellier. Le combat pour développer l’enseignement de notre langue se poursuit,malgré les obstacles (on est passé entre 2002 et aujourd’hui de 13 postes a CAPES à 4, ce pour les trente départements de l’aire de la langue d’oc !), et il est notamment mené en Provence par l’AELOC association professionnelle dans laquelle cohabitent tenants des deux graphies de notre langue. Je souhaite de tout coeur voir de nouveau des candidats provençaux à ce CAPES, qui n’en voit plus beaucoup depuis quelques années.

    • Odyle Rio reçoit la médaille de la Ville d’Arles Le 15 février 2011 à 11:16, par Remi Venture

      Pour un peu changer, l’ineffable Philippe Martel profite d’un hommage sincère, mérité et désintéressé, pour essayer de diffuser sa propagande panoccitane en Provence !...

      On se contentera de lui rappeler ici que les Provençaux, dans leur immense majorité, et ne lui en déplaise, refusent qu’au nom d’une prétendue « langue d’oc » unique, on « occitanise », c’est-à-dire « languedocianise », la Provence !...

      Le concept redondant « d’occitan langue d’oc » a été imposé par les lobbies occitanistes dont Ph. Martel fait partie, qui y font la pluie et le beau temps en haut lieu. C’est le cas à la DGLF (Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France) où c’est un occitaniste bien connu qui y traite des langues régionales – inutile de préciser vers quelle direction !…C’est la même chose à l’Education Nationale, où l’Inspecteur Général des langues de France, est, encore, un partisan activiste de cette idéologie… Et même d’un occitan standard imposé de Nice à Bordeaux… Il n’a pas hésité à massacrer des textes de Charles Galtier pour les publier en « gai sabir » occitan dans sa méthode Oc ben cela en opposition avec la volonté de l’auteur et de ses héritiers !...

      Certes, cela est avant tout la faute des Provençaux qui, pendant des lustres se sont, si je puis dire "endormis sur le rôti"... Mais Philippe Martel sait bien que les choses, en Provence, sont en train de changer !... Et cela ne serait-ce pas la raison de son message propagandiste, contre-feu dérisoire opposé au mouvement provençaliste, partisan pluraliste DES langues d’oc ?...

      Allons, Monsieur Martel, laissez les Provençaux rendre hommage à Odyle Rio !... Et laissez en paix les mânes du « Papet de l’occitanisme », le « GRRRAAAND" Robert Lafont qui, malgré ses grandes prétentions, fut toujours très loin d’un Mistral ou d’un Manciet !...

    • Odyle Rio reçoit la médaille de la Ville d’Arles Le 15 février 2011 à 14:31, par Jan Carle Tabacchi

      " Li darriè belu de l’óucitanismo en Prouvènço ". Voilà la première chose qui m’est passé par la tête à la lecture de votre commentaire Monsieur Martel . Les propos propagandistes que vous tenez sont parfaitement déplacés alors que l’on rend hommage à une, ci ce n’est la plus grande dame de la langue et de la culture Provençale . "Sa dicho en lengo nostro" était absolument éblouissant d’érudition, de simplicité et de l’immense amour qu’elle a pour les autres ! Dans ce contexte et par respect pour Odyle votre discours teintés de rancœur et de reproches m’ont profondément attristés à moins,comme le dit ma modeste contribution, que ce soit le chant du cygne occitaniste en Provence

©Eric Blanc, 2013
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