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Danielle Raspini expose chez Mistral

Une exposition de Danielle Raspini est toujours un événement.

IMG_8902Rien ne prédisposait Danielle Raspini à devenir la "peintre des Arlésiennes". Elevée en Bourgogne, cette artiste a débuté sa carrière dans le design textile après avoir fait les Beaux Arts. Parallèlement son oeuvre résolument contemporaine interpelle les critiques et lui ouvre une carrière internationale.

Lasse de certains aspects sectaires d’une frange du public de l’art contemporain, Danielle croise alors en Arles une arlésienne en costume...

Cette rencontre marque une transition dans la carrière de l’artiste.
Une rencontre avec un Terroir, avec une identité, avec des hommes et des femmes qui la vivent. Une rencontre avec les drapés splendides des tissus, avec la force d’une tradition séculaire.

Il ne faut pas faire de parallèles entre artistes, chacun a sa griffe, sa technique, sa sensibilité. Et pourtant, comment ne pas penser à Leopold Lelée le peintre angevin tombé amoureux des arlésiennes à son arrivée en Arles et qui les a si bien magnifiées, devenant leur héraut.
Ces deux peintres partagent un même regard s’émerveillant sur ce costume. Un siècle les sépare. Un sujet les réunit.

Danielle a sa façon de traiter le sujet. Inclassable, elle échappe à toute analyse. traçant sa voie entre figuratisme, hyperréalisme et art contemporain, ses arlésiennes sont extraordinaires.

Extraordinaires parce que Danielle aime ce qu’elle peint, celles et ceux qu’elle dessine.
A l’image d’un temps révolu, elle est une artiste qui sait prendre le temps. Loin du stakhanovisme propres aux sociétés modernes, elle a besoin de suivre son inspiration de parfaire un trait, une teinte, de revenir sur un tableau ou d’attendre que l’heure soit propice.

On ne sait plus si l’on doit commencer par s’émerveiller sur ses drapés ou sur ses talents de portraitistes. Sur des fonds abstraits ses arlésiennes peintes sur la base de pigments naturels révèlent une puissance phénoménale. Tout photographe rêverait d’avoir fait les photos dont elle tire ses tableaux. Dans les lumières impossibles qu’elle imagine elle recrée des mouvements dont le naturel, la grâce et la finesse sont les éléments les plus forts.

Danielle a rencontré la tradition provençale. C’est là un fait unique. Elle en a compris l’essentiel, le modernisme.

Il fallait un Lelée au début du XXe siècle, il fallait une Raspini au début du XXIe.

Lelée avait rencontré Mistral. Peintre et poète sont restés indissociables dans la mise en valeur de ce costume.

D’une exposition à l’autre, Danielle parcourt les salons sans son poète. Elle en trouve un en s’installant chez Frédéric pour son expo en cours.

Le vernissage a eu lieu samedi dernier en présence de la foule des grands jours. Le jardin du musée semble bien petit pour recevoir tant de monde. Caroline, Celine, Aurelie, Jocelyne, Cécile, Pauline, Julie ou Sophie sont là, deux fois. La vue du public se double entre modèles et oeuvres.
Au milieu de la salle d’exposition, Danielle est émue comme au premier jour, ravie comme une enfant fière de son travail mais surprise d’être autant entourée.

Sa naïveté est touchante... Elle n’a toujours pas pris la dimension de son immense talent, de la perfection de ses oeuvres.

C’est peut être pour cela que chacun de ses tableaux est au dessus du précédent. Elle le commence avec un regard renouvelé, une remise en question complète et le terminera quand elle le jugera parfait, et pas avant.

dimanche 21 mars 2010, par Eric Blanc, Magali Blanc

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