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L’hommage de la XXIème Reine d’Arles à Fanfonne Guillierme

Messieurs les élus,
Monsieur le capitaine de la Nacioun Gardiano,
Monsieur le capitaine de l’Antique Counfrariè di Gardian,
Fraire Gardian,
Chers amis,

Les années passent, mais ne se ressemblent guère. Et voilà que nous venons avec mes demoiselles d’honneur, faire notre dernier voyage dans les profondeurs de notre histoire, pour vous rendre notre dernier hommage Fanfonne. Essayant de vous honorer au mieux, avec la même ferveur qui nous a poussée à porter haut les couleurs de notre pays, de votre pays, de votre terre et de votre peuple.

Sur les marais sacrés d’Aimargues plane la légende de la célèbre Grande Dame de Camargue inscrite au panthéon de ceux que le peuple de Provence et de Languedoc garderont en mémoire, en somme près d’un siècle de la vie de la bouvine enracinée dans nos cœurs.

Il n’y a pas de grande et de petite histoire, mais il y en a qui marque par l’empreinte de leur talent à jamais, et où chacun y apporte sa contribution.
C’est toujours avec autant d’émotion, que l’on vient en ce premier dimanche de mars faire briller les couleurs azur et or qui vous éclaireront pour toujours.
En prenant la route d’Aimargues ce matin là et si l’on y écoute son cœur on y voit un mirage, le mirage d’un beau pays qui ne se donne complètement, qu’aux âmes vibrantes de poésie et d’amour pour le taureau.

Alors comment retranscrire au mieux la vie d’une si grande dame, dont la seule passion vous a conduite à la gloire immatérielle des êtres, qui imprègnent, sur leur passage, les lieux qu’ils ont aimés. Cette vie si passionnante et chargée, choisie pour être l’ambassadrice de notre Camargue, fervente défenseur de tout ce qui fait notre grandeur le cheval Camargue et ses biòu, votre départ a été une grande perte pour nous mais votre ombre n’a de cesse de vivre à travers cette belle journée.

Votre légende est devenue pour nous jeunes fleurons de Camargue un mythe, un idéal auquel nous aspirons toutes en tant que femme. Car ce monde d’homme est rude et requiert beaucoup de courage pour s’y faire une place, mais vous Fanfonne vous avez guidé ces femmes qui maintenant sont manadières ou passionnées et viennent toujours aussi nombreuses pour rendre hommage à votre renommée.

Mais qu’aurait été votre vie sans ces hommes ! Car la vie de votre manade et ses biòu d’or, est indissociable de celles de vos gardians René Chabaud puis Jacques et Armand Espelly, et aujourd’hui Christian et Hubert !

Il est des hommes qui se démarquent par leur gentillesse et leur discrétion, ces hommes là en font partie.

Et voilà que je comprends un peu mieux votre histoire Fanfonne depuis ma plus tendre enfance bercé par un arrière grand père qui m’a transmis une chose, une chose inexplicable qui dépasse les frontières même de la réalité ; enfouie au plus profond de moi et qui m’a permis en 2011 de vous comprendre un peu plus, chère fanfonne , un moment où l’alchimie fait place à se lien très fort entre les gardians,et une simple fille rêveuse de Camargue.

Alors en ton nom fanfonne je me permets de remercier la simplicité et la gentillesse dont font preuve certains d’entre eux dont Christian qui est un de ceux que je tiens à remercier, comprenant votre attachement pour cet homme qui avec la plus grande simplicité m’a toujours porté attention et où d’un simple regard nous comprenons alors ce pour quoi nous sommes là.

Alor au noun de la bouvino e roussatino te gramaci gènto damo de camargo pèr la draio que nous a laissa e que nous autre ounouran dou mièu.
Es encaro une bello journado que lou pople aficiouna va vièure au soun dou souffle de ti biou que soun impaciènt de vèire aquelo memo areno que se levava pèr vous aclama.

Simbolo de nostro fraternita , regardo aro coume ti chivau , ti biou, ti femo e ti gardian soun fier de te rendre gràci e que dins un siecle belèu saran toujours aqui pèr te defèndre.

Gramaci a tu fanfonne e o pople aficiouna pèr sa presenci.

Longo mai i tradicoun e longo mai a ta memori

Gramaci.

lundi 3 mars 2014, par Astrid Giraud
©Eric Blanc, 2013
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