La mer qui a creusé ces calanques profondes,
Où les grands rochers blancs coupent l’azur de l’onde
Et où les petits pins courbés par le Mistral
Semblent vouloir plonger dans une eau de cristal.
 
Accostant un rivage au fond d’une anse bleue,
Protis se savait-il déjà béni des Dieux
Avait-ils seulement choisi sa destinée
De créer une ville connue du monde entier
 
Pouvait-il concevoir qu’un cirque de verdure
26 siècles plus tard formerait la parure,
Deviendrait la cité, porte ouverte du large,
Déjà bien protégée par le « Mont de la Garde »
 
L’intrépide marin, en bon fils de Phocée,
Accueillit au rivage, par Gyptis honoré,
Ils concevront ensemble cette pure merveille
Dont ils seraient si fiers, la ville de Marseille.
 
Imaginaient-il alors que deux forts redoutables
Défendraient cette ville à l’entrée de sa rade
2600 ans plus tard laissant avec bonheur
Passer les grands voiliers sous son Pont Transbordeur.
 
Car le vieux Lacydon Royaume du roi Nann
Ne pouvait que grandir peu à peu tous les ans,
Pour après devenir au bout de 26 siècles,
Cette ville indolente et quelque peu espiègle.
 
Ville tant décriée, au cœur gros comme ça,
Cette terre d’accueil, qui me contrediras ?
On y vient une fois, on y reste, on l’aime,
Associant très souvent notre Vierge et l’OM.
 
Cette ville inspira et inspire toujours.
Qui n’a pas fredonné « Marseille mes amours » ?
Ses savants, ses poètes, ses filles aux yeux de braise,
Elle a tout donné même la « Marseillaise ».
 
Si je peux vous donner, étrangers, un conseil
C’est de venir un jour admirer son soleil,
Faisant scintiller l’eau et nimbant le décor
De notre merveilleux et immortel Vieux Port.
 
Alors ses détracteurs laissons les là, derrière,
Et emplissons nos yeux de notre Canebière.
Car cette immense artère tant de fois glorifiée,
Pour nous »Gens de Marseille » c’est les Champs Elysées.

Pierre Bourcet
Un papet Marseillais
Et vraiment Fier de l’être.