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LA PLAGE

Mon père adorait la mer, et il appréciait tout particulièrement la plage Napoléon.

 
Nous venons de pays, d’horizons très divers,
Mais un lien nous unit, c’est l’amour de la mer.
Nous avons le bonheur, trésor inestimé,
De vivre sur tes bords « O Méditerranée ».
 
Nous n’avons pas, c’est vrai, les calanques profondes,
Où les grands rochers blancs coupent le bleu de l’onde.
Et où les petits pins courbés par le Mistral,
Semblent vouloir plonger dans une eau de cristal.
 
Mais nous pouvons chez nous, pendant des heures entières,
Fouler le sable fin, gravir les dunes altières.
Où peuvent se rouler, glisser, garçons et filles,
Les dunes, un grand mot, nous disons les montilles.
Quel spectacle, amis, que ces jours de grand vent,
Qui voient vers l’infini s’enfuir les moutons blancs.
Et où planches et voiliers aux coloris si beaux,
Semblables aux papillons effleurent à peine l’eau.
 
Cette mer, si paisible, avec ses tons pastel,
Capable par moment de très brusques réveils.
Malheur à celui qui, imprudent, téméraire,
S’est endormi trop prés, négligeant ses colères.
C’est un vrai paradis, sauf quelques fois, ou tard,
Claquent encor les fusils des chasseurs de canards.
Ils ne sont pas méchants, mais pour eux c’est un don,
Etre un bon fusil, ici, c’est être un nom.
 
Nous comprenons pourquoi bien des gens nous l’envient,
Des gens venus du Nord, mais aussi du Midi.
Marseillais, Vauclusiens, s’y donnent rendez-vous,
L’étranger, le dimanche, ne cherchons pas c’est nous.
Notre plage, pour nous , c’est toute la fierté,
Comme les Parisiens ont leurs Champs Elysées.
Nous venons d’horizons et de divers pays,
Mais l’amour de la mer c’est le lien qui unit.

Pierre Bourcet
Port St Louis du Rhone
4 décembre 1985

dimanche 7 novembre 2004, par Pierre Bourcet
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