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Rétrospective de l’Etoile de l’avenir

L’ETOILE DE L’AVENIR CÉLEBRE SES 100 ANS

1906-2006 : un siècle de traditions.

Tel est le thème de la rétrospective mise en place pour fêter cet événement. Créée officiellement en 1906 et dirigée alors par MM PONSAT et PEYRON, cette société de farandoleurs existait déjà en 1904, comme en témoignent plusieurs articles de journaux, et se composait essentiellement de jeunes gens de 5 à 10 ans. Avant d’aborder la présentation du groupe, il est indispensable de rendre hommage aux différents présidents qui ont permis le maintien et la prospérité de cette formation et qui malgré les aléas de la vie en ont fait une centenaire en excellente santé : 1906 MM. PONSAT et PEYRON 1924-1936 : M. HONNORAT 1947-1955 : M. PRAT 1955-1957 : M. GRANDMAISON 1957-1958 : M. MANSON 1958-1988 : M. FEUILLADE Depuis 1988 : Mme GRANDMAISON

L’ÉTOILE DE L’AVENIR est restée groupe de farandoleurs exclusivement jusqu’en 1955. La farandole, danse symbole de la Provence, exige une condition physique relevant de la performance sportive et son exécution est mise en valeur par la tenue blanche (jupe pour les filles, pantalons pour les garçons, taillole, cravate et béret rouges).

L’évocation de 3 grandes périodes permettra de mieux faire connaissance : 1- De la première période, de 1906 à 1958, sans trop entrer dans le détail, nous mentionnerons quelques faits marquants qui nous étonnent aujourd’hui : • les répétitions étaient assurées, partie musique, par Monsieur PONSAT lui-même (jusqu’en 1954) qui faisait danser les jeunes au son de sa flûte (un pipo !) • les prestations de l’époque, notamment jusqu’en 1918, consistaient essentiellement en l’exécution de danses aux Arènes d’Arles, à l’entracte des courses camarguaises ; aussi, quelques années plus tard (1922), les déplacements à Nice et à Paris ont-ils fait l’objet d’articles dans les journaux tant l’événement était d’importance ! • à partir du 06 juin 1926, le groupe n’est plus constitué uniquement de farandoleurs, les jeunes filles portent le costume de Mireille pour la première fois. • jusqu’en 1928, le groupe défilait avec une « clique » locale et pour la petite histoire, lorsqu’il fallait danser, Monsieur PONSAT, seul, sortait son pipo de sa poche et jouait. • après cette date et jusqu’en 1958, ce sont les Cigaloun Arlaten, formation musicale, qui ont accompagné l’Etoile de l’Avenir dans ses sorties

2- Deuxième période : 1958-1988. Présidence Monsieur André FEUILLADE. • 1958 : affiliation à la Confédération Nationale des Groupes Folkloriques Français. Secrétaire de l’association depuis 1954, Monsieur FEUILLADE la connaît parfaitement, aussi va-t-il proposer quelques grands changements voire des bouleversements : • La tenue de farandoleurs est progressivement abandonnée au profit du costume d’Arles (costume à la cravate et costume d’arlésienne en ruban) • Musicien de formation, le Président décide d’initier lui-même les jeunes à la pratique des instruments traditionnels, le galoubet et le tambourin. • Pour ce qui concerne les danses, il incite les jeunes filles et jeunes gens à se perfectionner et à préparer les diplômes de prévôt et maître de danse. C’est ainsi que le groupe a eu ses premiers « diplômés » : Colette, Joëlle, Jeannot et Lucette en 1965. Enrichi par ces brillants résultats, l’ÉTOILE DE L’AVENIR va être « reconnue » par la municipalité d’Arles en la personne de son Maire, Monsieur Charles PRIVAT, qui va demander aux jeunes maîtres d’enseigner aux enfants de la commune les danses traditionnelles ; C’est ainsi que va se créer l’école municipale de danse provençale, dirigée par Lucette GRANDMAISON et Jeannot GOMBERT jusqu’en 2001. Les cours y étaient ouverts à tous, dispensés gratuitement et sans obligation d’appartenance à une association. Pendant cette période, le groupe se déplace beaucoup, se fait connaître partout y compris à l’étranger (Rome, Turin, Monaco...) et participe à des rencontres internationales de folklore (Amélie-les-Bains, Etaples pour le Hareng d’Or, Issoudun pour l’Epi d’Or). Le répertoire des danses se développe. Le Président fait appel à des personnes extérieures pour l’apprentissage de nouvelles danses. Doté d’une forte personnalité, Monsieur FEUILLADE, entièrement dévoué à son groupe, le dirige avec fermeté, alliant paternalisme et discipline. Adoré par les enfants, dans les dernières années de son mandat, il prend un malin plaisir à mal nouer sa lavalière pour que Céline et Corinne se précipitent et la lui arrangent. Lorsqu’il s’en est allé, il a laissé un groupe sérieux, dynamique, uni, parfaitement mis sur les rails pour continuer l’aventure. 3- Troisième période : 1988 à ce jour. Présidence Madame Lucette GRANDMAISON. Elue Présidente, Madame GRANDMAISON va continuer le travail de son prédécesseur. La voie est tracée, les cours de musique (galoubet-tambourin) et de danses se poursuivent de la même façon, avec la même ferveur. D’autres actions vont être mises en place : des ateliers de coiffure et habillage sont instaurés avec pour objectif que chaque membre actif soit parfaitement autonome ; le but est atteint et c’est une réelle fierté pour la présidente. Des ateliers « couture » sont également tenus pour la confection des costumes. Une bibliothèque est mise à la disposition de chacun pour parfaire sa culture provençale. Toutes les tranches d’âge étant représentées dans l’effectif, un besoin de structure se fait sentir, d’où la création de sections : • section enfantine • section jeunes • section adultes A chaque section correspond un enseignement différent : • danses simples (rondes ; quadrilles) pour les petits • danses complexes dites de caractère pour les jeunes • danses de salon pour les adultes Le répertoire de danses traditionnelles provençales est étendu. Comme précisé précédemment, la pratique des danses exige beaucoup de travail (exercices à la barre) et une bonne condition physique. De nombreux pas utilisés sont des pas de danse classique (ailes de pigeon, brisés, entrechats, glissés...) et d’autres sont directement empruntés à la gymnastique des marins de Toulon. Les danses enseignées et répétées jusqu’à leur assimilation permettent la mise au point d’un programme varié faisant intervenir chaque section. Pour citer quelques exemples, les enfants (à partir de 2 ans) évoluent sur « le Pont d’Avignon », « Pèr passa lou Rose », la fricassée..., les jeunes sur les Tambourins, les Fileuses, les Tisserands, les Farandoles, les Faucilles, la Souche, l’Arlequine, le Ballet Grec, les Filles de Marbre, le Ballet des Ecoles, l’Andalouse, la Paysanne, la Matelote... Les adultes exécutent des danses moins sautées : le Rigaudon, le Menuet, la Mazurka, les Treilles, la Vote, la Volte, les Cordelles... Indépendamment de la danse, les grands principes sur l’art du port du costume sont inculqués et à chaque représentation du groupe, la présidente « passe sa troupe en revue » et corrige s’il y a lieu. Cet enseignement a payé puisque sont issues du groupe trois Demoiselles d’Honneur et une Reine d’Arles : • Carole sous le règne de Géraldine BARTHÉLÉMY de 1984 à 1987 • Laetitia sous le règne de Catherine SAUTECOEUR de 1993 à 1996 • Céline sous le règne de Sabine MISTRAL de 1996 à 1999 • Aurore GUIBAUD, Reine d’Arles de 1999 à 2002

L’ÉTOILE DE L’AVENIR se produit en moyenne une quarantaine de fois par an et quelques grands voyages restent gravés dans les mémoires : Japon, Italie (Viverone, Grossetto), Espagne (Castellon de la Plana)... D’autre part, depuis 1986, soit depuis 20 ans, l’association participe aux Européades du Folklore et a donc parcouru l’Europe : Portugal, Allemagne, Belgique, Italie, Espagne, Danemark, France...

Pour conclure cette présentation, nous ajouterons que l’ÉTOILE DE L’AVENIR est très fidèle à sa ville ; elle est toujours présente lors des festivités locales et participe aux « Fêtes d’Arles » depuis leur instauration en 1923 (à l’exception d’une année). Il est difficile en quelques lignes de résumer 100 ans d’histoire mais sans aucun doute, ces notes et anecdotes donneront un portrait de ce qu’est devenue, grâce à son vécu, l’ÉTOILE DE L’AVENIR. Toujours pleine d’énergie et d’une vitalité débordante avec de grands projets en perspective, avec son côté « familial » (3 générations sont parmi les membres actuels), notre centenaire se porte bien et espère continuer longtemps son chemin.

PS : Une exposition rétrospective « Histoire d’un Centenaire » se tiendra salle Henri Comte du 27 avril au 1er mai 2006 inclus. Un spectacle « 100 ans de tradition » sera donné salle des Fêtes le dimanche 30 avril 2006.

mercredi 22 février 2006, par Magali Blanc
©Eric Blanc, 2013
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