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Les cinq siècles de la Confrérie des Gardians de Saint Georges

Le 2 janvier de l an 2012,la Camargue se rassemble dans les rues de la ville d’Arles.
Oui jour pour jour, 500 ans après les premieres signatures du registre de création de la confrérie des gardians.
Le parvis de l église de la Major est le rdv de tout ce joli monde sous l’oeil bienveillant de l archiprêtre d’Arles Stéphane Cabanac . Les grands noms de Camargue se saluent, s’embrassent de manière fraternelle. Ils sont rares ces moments familiaux où tout le monde est là pour la même chose sans critique ni vieille rancœur.
Saint Georges après avoir balayé les nuages, au chaud dans la major va regarder passer devant lui toute cette foule vêtue d’une veste de velours noir au col galonné ou blottie dans un châle ou un manteau...
Dans ce cortège devant moi se trouve Myriam, reine d’arles et fille de manadier qui naturellement s’est coiffée pour l’occasion. Elle se signe devant le patron des cavaliers et se recueille quelques instants...
le temps s’arrête

Puis retour à la vie, derrière le capitaine actuel de la confrérie Jean-Pierre Durrieu, ses deux prieurs : Armand Gourdoux et Mickael di Lecce et la gardienne de Saint Georges,nous partons découvrir la plaque commémorative de l’événement sur la place de Cays, emplacement originel de l’église dans laquelle fut signée le registre en 1512.
Adossée à la maison du sous préfet, la Camargue écoute attentivement Rémi Venture, archiviste de la confrérie des gardians, nous retracer 5 siècles dans un discours éloquent, perspicace et passionné. Les autorités dévoilent alors une plaque superbe placée sur l’enceinte du théâtre antique. La foule s’agrandit, reines d’Arles en civil, anciennes demoiselles d’honneur, virginenco, arlésiens retardataires ou curieux, touristes ébahis tous heureux de se trouver là. La rue de la calade résonne des pas de chevaux et d’anecdotes qu’il aurait fallu enregistrer et archiver pour la mémoire !
Le trajet est identique à celui du 1er mai. L’hôtel de ville chaleureux et réconfortant va accueillir ses enfants dans sa magnifique salle d’honneur.

La reine d’ Arles Astrid Giraud,remarquable dans son costume d’argent illumine de sa présence la cérémonie, médaille de saint George accrochée à sa broche en signe de fidélité et de respect dira t’elle. Elle est accompagnée de Laura Cavalini sa demoiselle d’honneur et fille de Manadier.

À la table d’honneur s’installent Hubert Yonnet, président de la confrérie, Magali Dunant, gardienne de saint Georges, Michel Vauzelle président de Région et Député d’Arles, Hervé Schiavetti maire d’Arles, la Reine et sa demoiselle d’honneur ainsi que Jean-Pierre Gilles notaire de la confrérie qui pour l occasion exceptionnelle porte la tenue de cérémonie des notaires.

le renouvellement de l acte fondateur de 1512.

Après les discours emplis de fierté, Jean-Pierre Gilles déclame devant une foule plus qu’attentive le dit "acte" afin qu’ il puisse être renouvelé par les signatures des personnalités assises à la table d’honneur,du bureau puis du conseil d’administration de la confrérie des gardians. C’est avec la même envie d’avenir que 5 siècles auparavant et la même solennité que tout le monde assiste à cette signature et se rend compte de la chance qu’il a d’être présent ici, maintenant !
Le président Hubert Yonnet conclut par un discours improvisé expliquant son histoire,son parcours au sein de la confrérie et ses motivations... il nous,il vous donne rdv autour du 1er mai pour la grande fête du 500eme anniversaire.

Jean-Jacques Jonin secrétaire de la confrérie et Guy Chaptal capitaine de la Nacioun Gardiano entonnent les premières notes de la Coupo Santo aussitôt reprise par 3 voire 4 générations de Manadiers, de gardians professionnels, de gardians amateurs portés par la beauté de l’événement.... Le temps s’arrête à nouveau... La salle d’honneur résonne alors de ce corpus de ténors digne du plus bel opéra. Les yeux de la Reine et de la gardienne de St. Georges brillent d’émotion mais aussi ceux de toutes les femmes présentes dans l’assemblée éblouies par la force qui se dégage de la passion de leurs hommes.
Vient alors le temps aux membres de la confrérie de joindre leurs signatures au registre et de partager quelques anecdotes à nouveau. On entend de toute part la vie des mas se dévoiler,des conseils se donner aux plus jeunes ou encore parler de l’organisation du 1er mai.

Reste alors dans l’esprit de chacun un sentiment inexplicable et magiquement hors du temps.
Peut être est ce le secret de sa jeunesse éternelle ?

Je terminerai en parlant de symbolique car à l’heure exacte où se signait ce traité en 2012 Marion Pitras demoiselle d’honneur de la 20ème reine d’Arles mettait au monde un beau garçon...

mercredi 4 janvier 2012, par Clement Trouche

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