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La Crèche vivante de Mollégès

mardi 18 décembre 2012, par Eric Blanc, Magali Blanc


La quatrième édition de la crèche vivante de Mollégès avait bien failli ne pas voir le jour. Las des tracasseries, le président du Regreu avait dû en appeler à l’arbitrage du premier Magistrat de la ville afin d’autoriser le déroulement du spectacle tel qu’il avait été imaginé. Fort heureusement, les deux hommes partagent la même conception de la tradition et ont permis que soit donné ce spectacle qui s’est imposé comme un incontournable de l’évenementiel Mollégeois.

Après une ouverture donnée par l’ensemble musical Counturi de Plan d’Orgon, qui a donné une série de noëls splendides, alternant avec maestria des airs connus de Saboly et des noëls plus anciens presque oubliés, ce ne sont pas moins de 70 acteurs qui ont participé à cette édition 2012 dans une salle dont le mot "comble" ne saurait retransmettre fidèlement le taux de remplissage.
Il fallait en effet arriver à l’heure, ce qu’avaient fait plus de 400 spectateurs occupant chaque place de la pourtant grande salle.

Les retardataires ont regardé le spectacle un pied en dehors de la salle. Certains autres sont repartis dépités faute de pouvoir entrer.

Il faut dire que cette crèche est un véritable plaisir... Elles constitue un véritable lien entre la crèche des santons d’un coté et la pastorale de l’autre. Là sur la scène, les participants arrivent au fil d’un livret écrit par Michèle Fabre, pour prendre place, comme un jour de Sainte Barbe. L’un après l’autre.

Marie est accompagnée de Joseph, précédée des angelots... Et la naissance du Christ est annoncée amenant vers elle tous ces petits personnages qui font partie de la tradition provençale. Les bergers bien évidemment, les premiers à être appelés par l’ange bouffarèu dans la pastorale. Puis... tous les autres Tous ces petits métiers que les premiers santonniers avaient pris soin d’immortaliser : La marchande de Limaçons, le boulanger, le bucheron, le chiffonier, mais aussi Mr le Maire, le facteur, le tambour, le capellan, l’instituteur, la femme au calèu, les bazarettes, le pécheur d’anguilles...
Mais vous les connaissez tous.

Les provençaux sont attachés à cette tradition, et sont venus aujourd’hui voir tous ces personnages qui trônent déjà depuis quelques jours sur leur buffet.

Aujourd’hui nombre de ceux ci viennent ici prendre une place qui est déjà la leur dans la société. C’est la grande force de cette production du Regreu, que de rassembler sur cette scène des acteurs qui ne jouent aucun rôle puisqu’ils sont déjà dans la vie le Maire, le boulanger, le facteur ou même l’éleveur d’escargots.

Et la crèche de se transformer un instant en plaidoyer pour que ne disparaisse pas le tissu sur lequel ces gens là existent, vivent et partagent un même espace, une même tradition.

La crèche vivante est éphémère, mais occupe bien nombre de conversations dans le village. Elle était culturelle à l’ouverture du rideau, et devient sociale le lendemain dans les rues et boutiques. Un des enseignements de Noël, et la magie d’un jour d’hiver dans ce petit village des Alpilles où est né le Christ.
Un village comme il n’y en a guère. En fait, des villages comme Mollégès... n`y a ges....


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