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La cassette de la Reine

mardi 31 mai 2011, par Eric Blanc, Magali Blanc, Pierre Madec


Chaque début de règne est signé par une cérémonie de transmission de bijoux. Lors de l’élection d’Annick Ripert, Mr colcombet avait pris la décision d’offrir aux reines d’Arles un lot de bijoux qu’il avait fait fabriquer pour sa femme.

Il y a ainsi un peu de Marie-Josée Etienne colcombet lorsque la Reine arbore la rivière de diamants, ou une autre de ses pièces uniques.

Ainsi à chaque nouvelle élection, la parure passe d’une reine à l’autre. Depuis lors, d’autres pièces sont venues constituer la "cassette de la Reine".

Le bijoutier de la boutique Passé Simple a offert un sautoir, ainsi qu’une broche. Elisabeth Ferriol a offert le page d’Angèle Vernet. Madame Castanet a offert une médaille de Saint-Georges bénie à Lourdes. Enfin, lors de l’année Mirèio, Mr Vivier Merle, sous l’impulsion de Madame Castanet, a offert un lot de rubans : les rubans de la reine. Dessinés par Nicole Niel, ils sont un véritable symbole de cette charge.

Lors de cette cérémonie 2011, la cassette s’est de nouveau alourdie. Une vie de plus est venue se mêler aux précédentes. Mme Claude Saint-Michel fait maintenant partie de l’Histoire de cette tradition. Claude et André Saint-Michel sont les bijoutiers de la boutique "Li Beloio". Tous deux ont souvent évoqué ce don, mais Claude est décédée avant que d’avoir pu finaliser ce cadeau.

André est seul dans sa boutique aujourd’hui. La présence de Claude est pourtant partout, et particulièrement dans les pièces qu’André a choisi de donner à Astrid Giraud XXIème reine d’Arles, et à celles qui ensuite deviendront dépositaires de la charge.

André a ainsi choisi seul, en pensant à Claude, sans toutefois oublier ce que la reine possédait déjà. Claude et André offrent une montre de col à clef sur sa monstrance et une croix double ajourée avce embout fleur de lysé en or.

Des pièces uniques comme étaient toutes celles qui avaient déjà été offertes.

Puis Caroline Serre contribue à son tour à cette cassette. Caroline s’était vue prêter par madame Castanet un velet, dans de biens tristes circonstances. Ce jour là, il fut décidé que ce velet rejoindrait les pièces de la cassette. Elle termine en ajoutant un fichu noir en satin duchesse de soie.

Mais le règne de Caroline aura été marqué par la remise à chacune de ses demoiselles d’honneur d’une épingle de Ruban au théatre antique à l’occasion de la fête du costume. Elle leur avait fait promettre de remettre à leur tour ces épingles de ruban à celles qui viendraient prendre leur place. C’est ainsi que les épingles changèrent de main, non sans que chaque demoiselle d’honneur y ajoute un objet auquel elle tient.

Elodie Bretagne offre ainsi à Angélique Marignan une paire de boucles d’oreilles de deuil et un dessus de coiffe.
Laure Novelli offre à Laura Cavallini un jupon.
Marion Pitras offre à Charlotte Deplancke un fichu. Magali Nouveau offre à Julia Berrizzi son "Coupier".

D’un bijoutier à la Reine, d’une reine à l’autre, d’une reine aux demoiselles d’honneur et de demoiselles d’honneur entre elles, la soirée était transmission, tradition.

L’émotion des uns et des autres était palpable. Une larme versée, un discours qui s’interrompt trop souvent... Ce qui s’est passé ce soir là s’inscrit dans l’Histoire des reines d’Arles, et dans la vie de celles qui l’écrivent.


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