Archives mois de novembre 2004

  • les proverbes du mois de mai

    30 novembre 2004, par Magali Blanc

    Mai coumenço per uno croux Quand vous maridas au mes de mai N’en tirassas doues (mai commence par une croix si vous vous mariez au mois de mai vous en trainerez deux) Mariage de mai Noun soun de durado (mariages en mai sont de courtes durée) Pluegeo de mai Tout lou mounde es gay (rosée de mai tout le monde est gai) Mai hourtoulan Proun paillo et proun gran (en mai s’il passe des ortolans beaucoup de paille , beaucoup de grain) De pasquo a Pandecousto Lou dessert es uno crousto (de (...)

  • les proverbes du mois d’avril

    30 novembre 2004, par Magali Blanc

    Se l’abryande ei véntouze N’ia pèr quarante jour (S’il vente les trois premiers jours d’avril il y en aura pour quarante jours) Fouesso favos Fouesso bla (beaucoup de fèves beaucoup de blé) Aou mes d’abrieou Ti deleouges pas d’un fieou (au mois d’avril ne te découvre pas d’un fil) Abrieou e trento Quan plourié trente un Farié maou en dégun (avril a trente jours s’il pleuvait durant trente et un cela ne ferait de mal à personne) Abrieou fresch Pan et vin douno Se mai es fresch Va meissouno (...)

  • les proverbes du mois de Février

    30 novembre 2004, par Magali Blanc

    febrié es lou plus court Et lou piege de tous (Février est le plus court et le pire de tous) A canderiera sema A ra mitan de ra feniera (a la chandeleur nous sommes a la moitié du fenil) Noste Dame dé fénou Ou ben névé ou ben plou Ou plourré ou néva Quanrante jour n’aven enca (a notre-dame du feu, il pleut ou il neige et il y a encore à passer 40 jours de meme temps) Per Sant-Blai Lou fre mounto su l’ai ( pour la Saint-Blaise le froid monte dur l’ane) Se Febrié noun febregeo Toueis leis mes de (...)

  • Proverbe du mois de janvier

    29 novembre 2004, par Magali Blanc

    A San Vincen lei glaceiroun perdoun sei den Ou lei recoubroun per longtem ( à la Saint-Vincent la glace perd ses dents ou les retrouve pour longtemps) Sant Antoni duerb lou quièu i galino (Saint-Antoine ouvre le cul aux poules) Sant Antoni lou jalo Sant Vincèns lou tuo Nosto-Damo l’entarro (Saint-Antoine le gèle,le 17 janvier, Saint-Vincent le tue, le 22 janvier et Notre Dame l’enterre le 2 février) Ou jour de l’an Leis jours creissoun Dou repas d’un can (au jour de l’an les jours croissent du (...)

  • la pétouze

    29 novembre 2004, par Magali Blanc

    La pétouze fait partie des festivités de Noel La veille de Noel, les hommes partaient capturer la pétouze (roitelet,troglodyte). On l’offrait ensuite au curé lors de la messe de minuit. Le curé délivrait pendant l’office la pétouze, pour symboliser l’affranchissement de l’ame humaine délivrée de ses chaines par la venue du Messie. Ensuite, la messe étant terminée, on acclamait lou rei de la vaquète (roi du troglodyte) celui qui avait réussi à capturer l’oiseau. Il arrivait quelques fois, que les hommes (...)

  • Artichauts à la barigoule

    29 novembre 2004, par Magali Blanc

    Je les prépare sous forme de ragoût. L’hiver ça réchauffe. Je prends des fonds d’artichauts, en comptant à peu prés 2 ou 3 par personne. Dans un creuset, je fais revenir dans de l’huile d’olive un oignon émincé, 2 gousses d’ail écrasées, les fonds d’artichaut, de la poitrine fumée et des morceaux de pommes de terre. Ensuite je couvre d’eau, je rajoute du coulis de tomate, du thym, du romarin, du laurier et je laisse mijoter 3/4 d’heure environ. Lorsque les patates sont cuites alors j’arrête le feu. ... Et (...)

  • boulettes de viande

    29 novembre 2004, par Magali Blanc

    C’est rapide et toute la famille les mange volontiers. J’utilise 1kg de viande hachée de boeuf. Dans un saladier je mélange ma viande, avec 4 gousses d’ail quichées, du persil, 2 oeufs entiers et je rajoute deux pommes de terre que j’ai d’abord fait cuire et préparé en purée. Cela rend les boulettes plus onctueuses et moins sèches. Sel et poivre. Ensuite, dans le creux de ma main je forme mes boulettes et ensuite je les roule dans de la chapelure. Je les fais cuire dans une poêle avec de l’huile. (...)

  • beignets de fleurs de courgettes

    28 novembre 2004, par Magali Blanc

    Hmmm ça sent bon la campagne. C’est un de ces parfums d’enfance... J’achete des fleurs de courgettes. Je prépare une pâte à beignets avec de la farine, un oeuf, de l’eau, du sel et du poivre. Je trempe ensuite mes fleurs dans la pâte et je les fais frire dans une poêle. Pour l’apéritif c’est sympa.

  • les moules farcies

    28 novembre 2004, par Magali Blanc

    C’est un plat pour lequel il faut du temps et, si possible être nombreux à table, un dimanche entre amis. Je compte environ 5 moules d’Espagne par personne. Pour la farce je prends : 1 kg de viande de boeuf hachée 2 oignons 5 gousses d’ail Du persil 3 oeufs 2 verres de riz. Sel et poivre Je fais cuire le riz, je le passe sous l’eau pour le refroidir. Dans un saladier je mélange le riz, la viande, l’ail et l’oignon hachés, le persil coupé grossièrement et les oeufs. Je prend une (...)

  • L’aioli

    28 novembre 2004, par Magali Blanc

    Tout bon provencal aime l’aioli. C’est pratiquement dès le berceau que l’on en mange. C’est en général le plat du vendredi. Pour monter l’aiet [1]. Je mets dans mon mortier 4 gousses d’ail que je pile, je rajoute un jaune d’oeuf et je la monte avec moitié huile d’olive et moitié tournesol. Je l’a mets ensuite au frais. Je fais cuire à la cocotte des carottes et des pommes de terre. Je fais des oeufs durs, pour ceux qui aiment on peut rajouter aussi du choux-fleur cru, des haricots verts. Pour le (...)

  • tomates à la Provençale

    28 novembre 2004, par Magali Blanc

    C’est un plat d’ici et si vous n’aimez pas l’ail, alors... tant pis, faites autre chose. Je prends deux tomates par personne. Je découpe le chapeau et j’enlève les graines. Je quiche [1] au moins 4 gousses d’ail et je hache du persil. Je mélange le tout. Dans une poêle, je fais chauffer de l’huile d’olive, puis je mets mes tomates et les chapeaux à cuire. Je mets dans les tomates mon mélange et je laisse au feu 20 minutes. De temps en temps je retourne les tomates. 5 minutes avant la fin, je casse (...)

  • Alouettes sans tête

    28 novembre 2004, par Magali Blanc

    C’est un plat familial, que l’on déguste aussi bien l’hiver que l’été. Il faut compter 3 alouettes par personne. Faire découper par le boucher des tranches de paleron ou de gîte. Pour la farce, je mets en général un paquet de lardons fumés, 4 gousses d’ail quichées et bien du persil haché. Je prends une tranche de viande et je mets la moitié d’une petite cuillère de farce sur le bord, ensuite je roule l’alouette et je la ficelle. Faire de même pour toutes les tranches. Ensuite je les fais revenir dans (...)

  • verveine odorante

    22 novembre 2004, par Magali Blanc

    C’est la plante de grand-mère par excellence. Qui n’a pas bu un jour dans sa vie, un bol de verveine préparé par la mamé. Maux de dents : faire un cataplasme à base de feuilles fraîches ramollies dans de l’eau bouillante. On peut aussi mettre sur la gencive prés de la dent malade, une feuille hachée.

  • menthe poivrée

    22 novembre 2004, par Magali Blanc

    la menthe, pour moi, représente un souvenir olfactif très important. C’est les champs que l’on foulait, enfant, l’été en plein soleil et l’odeur de la menthe sauvage qui reste gravée au fond de ma mémoire. Pour l’aérophagie : faire une infusion avec 10g de feuilles pour un litre d’eau bouillante et laisser infuser 10mn, filtrer. Boire une tasse après les deux repas. Pour les céphalées : prendre 20g de feuilles et de fleurs mélangés pour un litre d’eau bouillante, laisser infuser 10mn, filtrer. Prendre (...)

  • lavande

    22 novembre 2004, par Magali Blanc

    La lavande c’est le symbole de la Provence, c’est l’image la plus exportée dans le monde. Mais la lavande c’est aussi une plante que les anciens connaissaient bien. Pour les contusions : on utilise l’essence de lavande, versez en quelques gouttes dans le creux de la main et frictionner la partie contusionnée. Pour les rhumatismes : faire macérer 30g de fleurs pour un litre d’huile d’olive pendant 3 jours au soleil ou à la chaleur en remuant régulièrement et ensuite utiliser en frictions. On peut (...)

  • basilic

    22 novembre 2004, par Magali Blanc

    Le basilic fait partie des plantes aromatiques les plus connues, surtout pour faire la soupe au pistou. Mais on peut s’en servir d’une manière moins conventionnelle Pour la chute des cheveux : faire une infusion avec une poignée de feuilles fraiches dans une tasse d’eau bouillante. Au bout d’un quart d’heure presser les feuilles, filtrer et employer de liquide pour frictionner le cuir chevelu. Pour l’inflammation de la gorge : pour obtenir un collutoire efficace, il faut faire bouillir 10mn 50g (...)

  • Sobriquets

    14 novembre 2004, par Magali Blanc

    Les gens, de tout temps, se donnent entre eux et aussi entres villages, des surnoms, qui reflètent parfois la vérité. Maillane : li manjo-granouio Maussane : les arrougant Pardou : le badau Mouriès : li pimpant Eyragues : li manjo-gàrri, li gènt de la saco Chateaurenard : li manjo-cebo Graveson : lis embourigo de bos, li braiasso, li manjo-grapaud Tarascon : li badau Fontvieille : li arrougant Eygalière : li quieu blanc Noves : li manjo- favo Cabannes : li manjo-fricasso Château-Gombert : li (...)

  • les fêtes

    14 novembre 2004, par Magali Blanc

    Au mois de Février on fête carnaval L’hiver tire sur sa fin, on brûle le froid, le gel...le printemps qui s’annonce nous mène vers l’espoir, le renouveau, de belles récoltes en perspective. Les gens se déguisent, chantent, dansent, s’amusent. Puis on brûle carnaval, en place publique, après lui avoir fait un procès. Le printemps peut venir, on chasse l’hiver. La fête de mai Belle de mai A Marseille, une fillette s’asseyait dans la rue, elle était recouverte d’un voile blanc, garni de fleurs et de (...)

  • la mort

    14 novembre 2004, par Magali Blanc

    Voici quelques présages de mort : Les chouettes qui poussent leurs cris près d’une maison. Les hurlements, le soir d’un chien Une salière qui est renversée sur la table Rêver que l’on perd une dent Il ne fallait pas faire tourner les couteaux à table. Au peiroù dei sèt doulou, aven toutei nouasto escudello (au chaudron des 7 douleurs, nous avons tous notre écuelle) A fremo mouarto, capeù nou (à femme morte, chapeau neuf) Li a que lei souco que lou plairaran au mes de mars Lorsqu’une personne meurt, (...)

  • le mariage

    14 novembre 2004, par Magali Blanc

    Chasque toupin trovo sa curbecello Amour de gèndre, calour de cèndre 0n ne se marie pas au mois de mai, ni pendant le carême, ni au mois de novembre On se mariait généralement un mardi, un jeudi ou un samedi et peu d’homme se mariait avant la trentaine, car ils revenaient du régiment vers les 26 ans, puis le temps de se faire une situation.. Jusqu’au matin de la cérémonie, la robe ne se trouve pas dans la maison. Si l’on met un sachet de sel dans la poche du marié c’est pour conjurer le sort et il (...)

  • Les fiancailles

    14 novembre 2004, par Magali Blanc

    si une jeune fille monte sur la queue d’un chat elle attendra neufs mois pour se marier. Pour rêver à celui que vous épouserez, ramasser 3 herbes différentes dont vous ignorer le nom. Les jeunes filles se peignent au clair de lune pour trouver un mari et avoir une belle chevelure. nouvelle lune, nouveau croissant Montre-moi en rêvant L’époux de mon vivant Lui et son métier à la main Pour qu’il m’aide à gagner du pain Il faut dire en se couchant Lune, belle lune, faites qu’en dormant je rêve à mon (...)

  • L’enfance

    14 novembre 2004, par Magali Blanc

    A la campagne les enfants n’étaient pas traités avec attention, en général les parents avaient un emploi du temps surcharger. Pour les femmes qui allaitent, il est recommandé de manger des lentilles. La lentiho fan veni lou la ei fiho. On pensait que certaines gens pouvaient leva lou la Pour sevrer l’enfant, la mère enduisait le bout des seins de moutarde, de poivre. Quand la mère ne pouvait ou ne voulait pas allaiter, elle plaçait l’enfant en nourrice. Pour le sevrage, quelque fois on éloignait (...)

  • la naissance

    14 novembre 2004, par Magali Blanc

    La vie est régie par un code d’usage que chacun et chacune se doit de respecter. Autrefois, pour avoir un enfant, on allait dans l’église des Saintes Maries, en pèlerinage, pour gratter la pierre d’un petit autel primitif, placé à gauche d’un autel antique et on mettait les débris obtenus dans un sachet de toile que l’on gardait contre soi. Au milieu du siècle dernier, on disait à Marseille que lorsqu’un chien arrose une femme enceinte, elle aura un garçon. Autrefois, on disait qu’une ligne bleuâtre, (...)

  • Proverbes du mois de Mars

    14 novembre 2004, par Magali Blanc

    Le mois de Mars est un mois qui ne tient pas ses promesses, il est fourbe, plein de mensonge et de ruse « Mars jito cabano en terro e poèi dis qu’es pas verai » Mars nous fait croire que nous sommes au printemps, mais l’hiver ne veut pas mourir. Lou mes de mas tantost nivo, tantost clar Il y a quand meme une certaine activitée Mars en un jour et uno nue N’en fai mai que febrié dins vint-e-vue Il faut etre prudent Di flour que mars veira Pau fru se manjara le mois de Mars nous enseigne la (...)

  • Proverbes du mois de Juin

    14 novembre 2004, par Magali Blanc

    Juin est le mois de l’abondance C’est le mois des moissons Entre la daio e lou voulam Lou paisan mor de fam. Les anciens connaissaient les vertus des fruits frais Au mes de Jun Manjo l’agrioto au dejun. Dicton inspiré par la pluie Plueio de Jun Emborgno tout coume de fum. Quand ploù pèr Sant Medard De la recordo emporto un quart. Quand ploù pèr Sant Medard Ploù quaranto jour pu tard. Juin est le mois de l’abondance Verd o madur Sant Jan adus. Fai me veire une oulivo à Sant Jan Te n’en (...)

  • Proverbes des mois de Juillet et Aout

    14 novembre 2004, par Magali Blanc

    Avec l’été, on a tendance à relacher son attention, mais le travail de la terre n’attend pas et a chaque saison son labeur. Les saisons font toujours le fond des proverbes Se Julièt es lou mes paiet, Es lou Julèt que porto aiet. Pour ceux qui sont en retard pour le battage Quau cauco avans la Madaleno Cauco senso peno. En Julièt, fin qu’au darrié Bouto toun blad dins lou granié Quand le blé décuple Quand lou blad a desena Chascun voudrié avé semena leçon d’opportunisme Quand ‘auro boufo fau (...)

  • Proverbes du mois de Septembre

    14 novembre 2004, par Magali Blanc

    C’est le mois des vendanges, la crainte de faire de mauvaise récoltes s’évanouie. Les dictons sont plus rares. Siéu lou mes benadu, E de fru. N’ai mi banasto pleno De figo e de meloun, N’ai cènt meno, E Setèmbre èi moun noum. A nosto-Damo de Setèmbre Li rasin soun bon à pèndre. Mais la préparation des récoltes suivantes font ressurgir les craintes. De Sant Miquèu à Toussant, I’a’n mes (...)

  • Proverbes du mois d’Octobre

    14 novembre 2004, par Magali Blanc

    On prépare la terre pour les semailles, les récoltes sont faites, on a moins à redouter du temps L’hiver approche au mes d’Outobre, Quau a ges de raubo que s’en obre. Pour les mécontents Une laido autouno se vèi pas mai souvènt Qu’un bèu printèms. C’est le tempts des semailles La semano de Sant Lu, Semeno pèr tu. Que le travail soit bien fait A bono terro, bon bouiè. Bouiè senso barbo Fai l’iero senso garbo. Bon tèms, bon bouiè, bon semenat, Rendon lou champ bèn engrana. Espères pas de semena (...)

  • Les proverbes du mois de Novembre

    14 novembre 2004, par Magali Blanc

    Les jours diminuent à grands pas et les nuits sont de plus en plus fraiches, l’hiver arrive A Toussant, La fre’s au champ. C’est le temps des olivades A Toussant, L’oulivo à la man. Le vin a fini de fermenter A Toussant, Tout vin es sau. Ce qui n’a pas été récolté est laissé. A Toussant, Li figo soun pèr lis enfant. Conseils aux agriculteurs Se vos troumpa toun vesin, Planto l’amourié gros, lou figuié prim, Fumo toun prad pèr Sant Martin Aux viticulteurs A Sant Martin, Tapo ta bouto, tasto (...)

  • Proverbes du mois de décembre

    14 novembre 2004, par Magali Blanc

    L’hiver est là, on se met au coin du feu. La nature et les animaux et les hommes ralentissent leurs activités Le 1er décembre lorsque St Eloi a bien froid quatre mois dure le grans froid Tel avent, tel printemps La neige de l’avent à de longues dents Le 4 décembre A la Sainte Barbe soleil peu arde Le 6 décembre A la Saint Nicolas l’hiver est souvent las Le 21 décembre A la Saint thomas les jours sont au plus bas Le 25 décembre Au jour de Noel les jours croissent d’un pas de (...)

  • savon de Marseille

    14 novembre 2004, par Magali Blanc

    J’ai testé lorsque j’étais en enceinte sur les conseils de mon kiné cette méthode et ça marche. La nuit lorsque l’on est sujet aux crampes, on est souvent réveillé et ce n’est pas agréable. Mettre dans ses draps, au pied du lit, un morceau de savon de Marseille. Cela fait diminuer la venue de crampes, ça ne les fait pas disparaître, mais ça les atténue. A voir l’histoire du véritable savon du Marseille "Le Sérail" : (...)

  • partir en vendange

    14 novembre 2004, par Magali Blanc

    Lorsque mon père partait se promener, dans Port St Louis sans but précis et que ma mère lui disait : Dis, mais ou tu vas ? Pour la faire bisquer il lui répondait : Je pars en vendange.

  • Beurrre aromatisé

    12 novembre 2004, par Magali Blanc

    Ce beurre est parfait pour accompagner l’agneau, les pommes de terre... C’est un concentré de colline. Je prends du beurre, environ 50g pour un gigot et je le fais ramollir. Ensuite, je cueille des feuilles de lavande, de romarin, de thym, de menthe et de laurier. Je les écrase et les mélange avec le beurre. Ensuite je badigeonne la viande 1h avant de la mettre à cuire. La viande est ainsi (...)

  • tourtoun

    12 novembre 2004, par Magali Blanc

    le tourtoun est une tourte, qui se mange aussi bien chaude que froide, accompagnée d’une bonne salade. C’est délicieux. Il faut : 1kg de feuilles de blettes deux verres de riz de Camargue quatre oeufs sel, poivre, huile d’olive, fromage rapé deux pâtes feuilletées Tout d’abord, il faut laver les feuilles et ensuite séparer le vert des côtes(que l’on garde pour faire en béchamel). Ensuite, hachez les feuilles et les mettre à dégorger au sel, pendant 1 heure. Pendant ce temps, faite cuire le (...)

  • Le jour de Noel

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    Ce jour-là, on déguste les plats qui mijotent depuis 2 ou 3 jours pour certains. Les enfants ont découvert leurs cadeaux. Tout le monde est heureux. Le 25, on mange le repas de Noël. Là, les plats sont riches et variés. Les cuisinières se surpassent. Au milieu du repas, les hommes desserrent les ceintures et les femmes sont ravies de voir leur repas apprécié. Au menu ce jour-là : Pieds et paquets, avec des pommes de terre Oie rôtie, avec ses légumes Dinde farcie Civet de lièvre Daube (...)

  • Le gros souper

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    On fait le gros souper avant d’aller à la messe de minuit. Dans certaine famille, c’est après la messe que l’on passe à table. Il est composé de plats maigres, avec comme ingrédient de base le poisson. C’est un repas qui se doit doit d’être maigre. Il faut dresser la table et elle doit être belle, avec trois nappes blanches qui rappelle trois évènements importants : la naissance la circoncision l’épiphanie Un chandelier a trois branches ou trois chandeliers pour la trinité : le père le fils (...)

  • Le Cacho-fiò

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    Cela symbolise la famille. Les anciennes générations qui transmettent et la nouvelle qui sera la continuité, l’avenir. Ce rituel permet de protéger les siens et d’assurer d’avoir une bonne année. Pour cette cérémonie, il faut le plus jeune et le plus vieux de la famille. Ils prennent ensemble une buche d’un arbre fruitier, qui doit être mort de façon naturelle, par la foudre ou le gel et qui doit brûler pendant trois jours et trois nuits. Ensemble, ils font trois fois le tour de la table en portant (...)

  • La Sainte Barbe

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    la Sainte Barbe est toujours bien vivante, parmi nos traditions. Il se vend des sachets de blé dans beaucoup de commerce. Pour rien au monde on n’oublie de planter lou blad. Avec l’espoir que la nature fera de même, on sème le 4 décembre, fête de la célèbre patronne, le blé de la Sainte Barbe. On prend trois soucoupes, on dépose, dans chacune d’elle une couche de coton sur le fond et l’on sème les grains de blé, mais aussi de lentilles. On imbibe le coton d’eau. On dispose la soucoupe dans un endroit (...)

  • Noel en provence

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    La météo était aussi importante à l’époque, que de nos jours. Du temps dépendait l’avenir des récoltes, et en cas d’intempérie,les paysans n’avaient aucune assurance pour les soutenirs en cas de besoin. Ce temps fort de l’année a suscité maint proverbe. Nouvè senso luno, De tres fedo vèn en uno. (Noel sans lune, de trois brebis il n’en restera qu’une) Nouvè au fiò, Pasco au jo Nouvè au jo, Pasco au fiò. (Noel au feu, Pâques au jeu, Noel au jeu, Pâques au feu) De Nouvè i rèi Li jour crèisson d’un pèd de (...)

  • Desbana li biòu

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    Quand il fait tempête de Mistral, on dit : Il fait un temps a desbana li biòu [1].

  • se faire chaler

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    Lorsque l’on est jeune, on se déplace souvent en vélo et il y a toujours un copain ( ou une copine) à pied. Pour l’inviter à monter derrière soi, on dit : Oh collègue, je te chale Mais si c’est une belle petite : Dis ma nine belle, je te chale. Ca marche après sur un cyclo, ou un scooter...

  • En cabane

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    L’été, ma mère nous faisait croiser les volets de la maison, pour avoir un peu de fraîcheur. Elle nous disait : Tu mets les volets en cabane, car il y a un sacré cagnard [1] aujourd’hui

  • Un rompe cul

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    Cela désigne une ruelle, une calade assez raide, difficile. Si tu passes par la calade des cabres, méfi, c’est un vrai rompe cul

  • Etre rascous

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    Se dit d’une personne radine : Mon dieu qué rascous celui-là, il a des oursins dans les poches.

  • l’emplein

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    Les jours de tempête de la mer, l’eau envahit la plage : Au fan, avec le temps qui fait, il y a l’emplein à la plage.

  • Faire le mourre

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    Une personne qui est boudeuse ou qui fait la tête : Dis, tu n’as pas fini de faire un mourre de six pieds de long

  • le temps s’embarne

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    Lorsque le temps vire à la mer et que des nuages arrivent, on dit : Vé, le temps s’embarne

  • Tavan merdassié

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    Quand une personne vous agace, car elle vous tourne autour, on dit : Il est niflant, c’est un vrai tavan merdassié

  • Faire des piades

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    C’est faire des tâches sur le carrelage Je viens de passer la pièce [1] sur les mallons [2] et toi tu me fais des piades [3]. Fais attention un peu va.

  • Fada en plein

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    Ce dit d’une personne qui à un comportement anormal : Toine, il est fada en plein, peuchère

  • mange bon Dieu

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    Cela désigne les personnes qui se disent être de bons croyants, mais qui ne donnent même pas un quignon de pain à un nécessiteux : Té vé, lui (ou elle), c’est un mange bon Dieu, cague Diable

  • Etre destrùssi

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    Ce dit en général pour les enfants, ou pour une personne maladroite : Mon Dieu, il est destrùssi

  • Avoir mal aux agassins

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    Les agassins ce sont les cors aux pieds. Lorsque le temps va tourner à la mer, certaines personnes ont mal aux agassins.

  • je suis à l’agachon

    8 novembre 2004, par Magali Blanc

    Lorsque l’on est aux aguets, que l’on recherche ou surveille quelqu’un ou quelque chose on dit : Je suis à l’agachon

  • Panisses

    7 novembre 2004, par Magali Blanc

    Pour manger à l’apéritif, c’est un vrai moment de bonheur. Petits et grands, tout le monde se régale avec des panisses. Un rouleau pour 4 personnes Acheter chez le charcutier, un rouleau de panisse. Le découper en tranche, ni trop fines, ni trop épaisses [1]. Faire chauffer de l’huile dans une poêle. Lorsque l’huile est prête, mettre à rissoler les tranches. Attention, car il ne faut pas les faire brûler. Dés qu’elles sont bien dorées, les retirer du feu et les mettre sur du papier absorbant pour (...)

  • Ragoût de mouton aux pois chiche

    7 novembre 2004, par Magali Blanc

    Ce plat a toute les saveurs de notre Sud. Pour 4 personnes J’achète une tranche de gigot et une cote de mouton, ainsi qu’un morceau de collier. Dans un creuset, je fais revenir dans un peu d’huile d’olive, mes morceaux de viande. Ensuite, je fais revenir un gros oignon émincé, deux ou trois gousses d’ail écrasées et je rajoute du coulis de tomate. Puis je mets 1kg de pois chiches (je les prends en boite). Je remets ma viande, je mouille avec trois verres d’eau. Je mets du laurier, du thym, du (...)

  • Poivrons grillés

    7 novembre 2004, par Magali Blanc

    Pour l’apéritif, c’est divin. Eté comme hiver, on en mange tout le temps. Prendre 4 beaux poivrons rouges les mettre dans du papier alu et les faire cuire au four pendant une bonne ½ heure. Une fois cuits, les sortir du papier alu et enlever la peau. En général on se brûle un peu les mains.Une fois pelés, les découper en lanière, les mettre dans un plat, quicher deux belles gousses d’ail et couvrer d’huile d’olive, mettre au frigo 2 ou 3 heures. Il faut que ce soit froid. Très rafraichissant (...)

  • Omelette de tomate

    7 novembre 2004, par Magali Blanc

    Cette recette est bonne en été, car les tomates apportent de la fraicheur. Découper deux tomates crues en tranches, battre 4 œufs, faire chauffer une poêle, mélanger les tomates aux œufs, et faire cuire l’omelette. Manger cette omelette avec une bonne salade de pissenlit. Dans un saladier, écraser une gousse d’ail et faire une vinaigrette. Vous pouvez aussi rajouter des croûtons de (...)

  • Tian de légumes

    7 novembre 2004, par Magali Blanc

    Facile et rapide à réaliser, ce tian se mange aussi bien chaud que froid. Je coupe en rondelles fines, une courgette, une pomme de terre, un oignon, une tomate. Je superpose mes rondelles dans un petit plat, je mets de l’ail quiché, sel, poivre, thym, laurier, et de l’huile d’olive, puis je fais cuire au four une ½ heure. Ce tian accompagne toute les viandes.

  • Orties en béchamel

    7 novembre 2004, par Magali Blanc

    Les orties ont une mauvaise réputation. Mais lorsque l’on utilise des gants, il n’y a plus de problème. Les orties remplacent les épinards. On en fait des soupes et des tourtes. C’est excellent et cela surprend toujours nos invités. Ramassez des jeunes orties la valeur de deux kg. Les laver toujours en mettant des gants. Faire bouillir de l’eau salée dans une grande gamatte. Les plonger dans l’eau bouillante et laissez cuire 10mn. Du temps préparer une sauce béchamel. Egouttez les orties et les (...)

  • Pieds et paquets de mouton

    7 novembre 2004, par Magali Blanc

    C’est un plat de l’hiver. Lorsqu’il fait froid, manger des pieds paquets, cela réchauffe le corps. J’achète chez mon boucher les pieds et paquets crus. Dans un creuset, je fais suer les paquets environ 3mn, puis je les retire de la gamatte. Je fais revenir un oignon coupé en petits morceaux, une gousse d’ail écrasée dans un peu d’huile d’olive et lorsque cela prend couleur, je déglace avec du vin blanc et je rajoute du coulis de tomate pour colorer un peu. Je laisse cuire 10mn, puis je rajoute les (...)

  • L’anchoiade

    7 novembre 2004, par Magali Blanc

    L’anchoïade fait partie des plats que l’on a l’habitude de manger au gros souper de Noël. C’est un plat très simple et pourtant on se régale. Prendre un petit ramequin par personne, gratter une gousse d’ail à la fourchette et écraser deux ou trois filets d’anchois, ajouter une bonne cuillère à soupe d’huile d’olive, on peut rajouter du persil haché. Ensuite vous découpez des carottes, du cèleri, du choufleur, des fonds d’artichauts crus, on met aussi des œufs durs. Ensuite vous tremper vos morceaux de (...)

  • La bourride

    7 novembre 2004, par Magali Blanc

    Ce plat ressemble à la bouillabaisse, à la différence que l’on utilise des poissons blancs et que l’on mélange l’aïoli au bouillon. Ma mère procédait ainsi. Pour 4 personnes : On prépare une soupe de poisson, environ 1 kg, dans laquelle on met à cuire de la raie, de la baudroie, même quelques maquereaux, du pageot, bref du poisson blanc. Faire un aïoli, en garder un peu pour manger avec le poisson et le reste l’incorporer doucement au bouillon en continuant de tourner. Remettez quelques minutes à feu (...)

  • La bouillabaisse

    7 novembre 2004, par Magali Blanc

    Ma mère faisait sa cuisine sans avoir à suivre une recette à la lettre. C’était différent à chaque fois. Nous avons mangé des dizaines de bouillabaisse. Elles avaient chacune une saveur légèrement différentes. Elles étaient en fait toutes délicieuses. Voici donc sa recette de base. Pour 4 personnes Ma mère préparait la bouille ainsi : La veille, elle mettait dans un plat les poissons pour le lendemain, avec du fenouil, du thym, de l’ail et de l’huile d’olive. Elle faisait d’abord une soupe à base de (...)

  • ODE A MASSALIA

    7 novembre 2004, par Pierre Bourcet

    La naissance de notre belle citée. La mer qui a creusé ces calanques profondes, Où les grands rochers blancs coupent l’azur de l’onde Et où les petits pins courbés par le Mistral Semblent vouloir plonger dans une eau de cristal. Accostant un rivage au fond d’une anse bleue, Protis se savait-il déjà béni des Dieux Avait-ils seulement choisi sa destinée De créer une ville connue du monde entier Pouvait-il concevoir qu’un cirque de verdure 26 siècles plus tard formerait la parure, Deviendrait la cité, (...)

  • O’MARSEILLE

    7 novembre 2004, par Pierre Bourcet

    Mon père pensait souvent à Marseille de part ses souvenirs d’enfance. C’était une ville chère à son coeur. Heureux de ma naissance Et pourtant exilé Je porte avec aisance L’honneur du Marseillais. Je ne suis pas très loin Au seuil de la Camargue Cette terre bénie que tous nous adorons C’est à Port Saint-Louis pourquoi taire son nom. Mais ancrés dans mon cœur Sont deux choses que j’aime C’est notre Bonne Mère Et notre cher OM. Je ne sais pas pourquoi cette origine ancienne Ne porte pas mon cœur vers (...)

  • NOTRE ACCENT

    7 novembre 2004, par Pierre Bourcet

    Mon père n’a jamais renié ses racines et que ce soit dans le monde travail, ou ailleurs, il a toujours gardé son accent. Car notre accent, c’est une de nos racines. Je voudrais vous offrir, un peu en héritage L’envie de partager avec nous ce langage Ce morceau de soleil et cette odeur de thym Qui font dans nos collines chanter les tambourins Cet accent, si vivant, dans les chants de nos filles Et porté jusqu’à nous par le vent des Alpilles Il fait de ce patois, la Langue Provençale Ce parler si (...)

  • EVASION O’MEDITERRANEE

    7 novembre 2004, par Pierre Bourcet

    C’est une invitation au voyage, aux rèves. Qu’importent la naissance, l’orgine, l’ancêtre, Nous sommes tous tes fils et vraiment fiers de l’être. Commençons ce voyage qui s’ouvre sur le large. Quittons notre Vieux Port, la Vierge de la Garde, Un léger Mistralet caressant nos oreilles Ce départ ne pouvant qu’avoir lieu de Marseille. La mer qui a creusé ces calanques profondes Où les grands rochers blancs coupent le bleu de l’onde Et où les petits pins courbés par le Mistral Semblent vouloir plonger (...)

  • LA PLAGE

    7 novembre 2004, par Pierre Bourcet

    Mon père adorait la mer, et il appréciait tout particulièrement la plage Napoléon. Nous venons de pays, d’horizons très divers, Mais un lien nous unit, c’est l’amour de la mer. Nous avons le bonheur, trésor inestimé, De vivre sur tes bords « O Méditerranée ». Nous n’avons pas, c’est vrai, les calanques profondes, Où les grands rochers blancs coupent le bleu de l’onde. Et où les petits pins courbés par le Mistral, Semblent vouloir plonger dans une eau de cristal. Mais nous pouvons chez nous, pendant des (...)

  • ODE A UN VILLAGE

    7 novembre 2004, par Pierre Bourcet

    Nous allions dans ce village, pour la fête, l’accueil ainsi que l’ambiance étaient extra. Je retrouve encore, tableau toujours pareil Ton souvenir vivant baigné de grand soleil Tes maisons accrochées autour de ton rocher Avec leurs vieilles pierres par le temps patinées. La vigne t’entourait faisant comme un écrin Dessinant par endroit la trouée du chemin Tu étais là, discret, drapé de sa verdure Brillant comme un joyau tout serti de parures. Que dire de tes gens a l’accueil chaleureux De tes (...)

  • ODE A CARRY

    7 novembre 2004, par Pierre Bourcet

    Carry et le cabanon, c’est l’image d’épinal. Carry, ce petit nom, une image d’enfance Bien des ans ont passé, de joie ou de souffrance Mes parents possédaient, oh ! presque trois fois rien Un petit cabanon, à l’abri, sous les pins. Je retrouve encor, tableau toujours pareil Ton souvenir vivant, baigné de grand soleil Ce petit port blotti parmi les roches blanches Paradis des pécheurs, promeneurs du Dimanche. La mer, la Grande Bleue, venait te cajoler Effleurant ta calanque, jouant sur tes (...)

  • Hommage à « Goya » Taureau de Camargue

    7 novembre 2004, par Pierre Bourcet

    Pour ce poème tout est dans le titre. Pendant près de 20 ans, une génération N’a vécue que pour toi, une vénération Tu étais « Le Seigneur » enfant de la Camargue Idole incontestée, de Salin à Aimargues. Quand arrivait pour toi l’instant de t’élancer Dans le « rond » de lumière, la poussière dorée Semblait t’auréoler, nimbant ta silhouette D’une couronne d’Or, symbole de la fête. C’est vrai, tu étais beau, ton habit de lumière C’était ton noir brillant et ton allure fière Lorsque tu bondissais, élan de tout (...)

  • CAMARGUE

    7 novembre 2004, par Pierre Bourcet

    Il a rendu hommage à sa terre d’adoption. Un terroir nous accueille, mais il faut l’adopter en retour. Nous traversons le Rhône et c’est déjà l’ailleurs Mais c’est pourtant si prés pour notre grand bonheur. Lorsque nous découvrons, venant de n’importe où Notre belle Camargue aux grands peupliers roux, Quand Novembre arrivé déshabille nos arbres Le tamaris lui seul conserve son vert tendre. Et lorsque grand seigneur le Mistral fait courir Les écharpes de brume et les nuages enfuir, Son ronflement (...)

©Eric Blanc, 2013
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