Beaucaire fête Sainte Marie-Madeleine.

Le 21 Juillet est ainsi un jour à part dans le calendrier de la Ville.
La confrérie de Sainte Marie-Madeleine honore la Sainte lors d’une bénédiction en la Collégiale Notre-Dame des Pommiers.

Cette bénédiction est le prélude à des manifestations plus festives mises en scène par Patrice Blanc. Depuis plusieurs années, le scénographe ravit les badauds lors de défilés et spectacles qui tous sont restés en mémoire. Amusant d’entendre ceux qui sont venus disserter sur le spectacle de l’année dernière avec pour thème le taureau, ou Mireio pour les 150 ans de l’écriture du poème épique éponyme de Mistral.

Cette année encore, un thème cher au coeur des Beaucairois et de leurs invités va leur être offert.

Le cheval...

En 2012, on n’a que trop tendance à oublier à quel point cet animal était une partie intégrante de la vie d’Antan. C’était encore il y a peu. Les vieux s’en rappellent, mais les jeunes...

Durant près de quatre heures, les tableaux vont s’enchainer pour rappeler à tous le lien indéfectible qui a été tissé entre l’homme et l’animal. Il a servi fidèlement l’homme dans sa conquète de territoires, dans la vie de tous les jours, dans la fête ou dans l’adversité. Et ce soir entre tous, un scénographe se met au service des animaux dans un hommage appuyé à leur beauté, leur puissance, leur élégance, leur amour.

Avec simplicité et humilité, le spectacle passe en revue ces phases de la vie de l’homme assisté. Depuis l’enfance et les chevaux de bois jusqu’aux rêves et à l’utopie, l’être humain chevauche sa vie durant un cheval blanc ou noir.

La terre d’Argence, les Alpilles, la Camargue sont autant de terroirs différents, mais entre ville et campagnes, le cheval est toujours présent. Quoi que l’homme ait à faire, l’animal n’est jamais très loin. Ici, personne ne veut l’oublier et cette soirée en est un exemple de plus.

Le livre de la relation tourne ses pages au fil des tableaux. Après l’enfance et les manèges, le chapitre commence avec la relation avec le Rhône si proche qu’on croirait l’entendre couler. Ici, les animaux permettaient de faire remonter le fleuve aux marchandises. Les Carates tirées par des chevaux lourds remontaient jusqu’à Lyon, dans des conditions que personne ne souhaiterait connaitre aujourd’hui. Au delà du fleuve, le cheval permettait le transport des marchandises dans les terres, ou les déplacements commerçants ambulants. Il était aussi présent lors du travail de la terre, des moissons, des fenaisons, des vendanges.
Il a fidèlement servi pour le transport public et urbain. Si ce mode de déplacement est suranné, il était déjà et reste encore aujourd’hui le compagnon indispensable de la fête : Jeux gardians, carreto Ramado, abrivado, bandido, ferrades, tri... Il est là. Disponible.

Les gamins présents dans les arènes ont regardé les yeux écarquillés cette héritage oublié. Calèches, chars, charettes, diligences, roulottes, tirrasso, attelages... Les organisateurs ont touché leur public.

Un rêve de gosse.

L’odeur de l’animal a remplacé les gaz d’échappement d’un monde aussi aseptisé que pollué l’espace d’une soirée.

Un hommage réussi dont les jeunes garderont sinon le souvenir, au moins l’envie de retrouver cette proximité.

Osco.

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